Archive pour la catégorie 'Le cycle de la solitude'

Longs matins esseulés

12 avril, 2014

 

Dans un grand lit double, je suis seul
Depuis, je vis comme un damné,
Mes souvenirs sont passés sous une meule,
Je vis comme un pestiféré
Alors que mes anciens camarades ont,
Pour la plupart fondé une famille,
Mon chien n’a jamais été que mon seul compagnon,
Jusqu’au jour où un bolide a arraché son essence, ne me laissant qu’un corps sans vie
Seul depuis ce jour, c’est un réel et profond sentiment,
Assez paradoxal,
Mais tout de même assez peu  enviable,
Sentiment vous disais-je auparavant,
Sentiment nostalgique et sympathique
Sentiment d’un étrange bonheur
Rien ne vaut la liberté!
                                                                                              Le prince de la nuit

Les Matinées sans compagnie

19 mars, 2014

Au réveil,

Je peux tirer comme je veux sur mes plumes, aucune plainte ne m’en empêchera.

 

Au petit-déjeuner,

Je peux terminer cette eau blanche  et sucrée, aucune plainte ne m’en empêchera.

 

Dans la douche,

Je peux rester des heures sous les cascades brûlantes, aucune plainte ne m’en empêchera.

 

En partant,

Je peux laisser mes grandes portes noires ouvertes, aucune plainte ne m’en empêchera.

 

-Seul chez moi,

J’ai rompu mes  liens avec toutes mes connaissances

 

Plus aucune personne pour se plaindre n’est

 

Chez moi

 

La compagnie est une chose insupportable!

 

Pourquoi s’encombrer de règles, d’obligations et de déplaisir?

 

Quand la liberté nous tend la main!

 

Le prince de la nuit

 

Solitude journalière

19 mars, 2014

Les voitures coulent continuellement, les piétons se dépêchent.

Reflet de cette agitation, un bruit sourd étouffe Paris.

Dans les mornes ruelles, les murs oppressants empêchent la circulation d’air.

Agitant fièrement quelque morceaux colorés insignifiants de tissus, les blocs d’habitation recouvrent d’ombre la ville.

Moi,

Seul, étouffé, écrasé, secoué et ignoré, je lutte contre le courant, à la recherche d’une tonnelle,

Mais le néant m’a rattrapé puis devancé:

Il n’y a plus, en ce lieu démesuré, un seul coin paisible!

 

Le prince de la nuit

Prince de la Nuit

19 mars, 2014

  Le monde dort.

  Seul,

  Éveillé dans cette nuit noire que j’éclaire à l’aide de trois soleils allumés tout feu dans ma chambre, je me délecte.

  Loin de l’agitation permanente de la vie quotidienne,  loin des pigeons gris-bleus et des bruits incessants de la vie parisienne,

  Seul le calme désordre qui règne en mon château semble encore éveillé.

 Prince de la nuit, le noir, les étoiles et les lumières orangées de la ville sont mes suivants les plus fidèles: comme de parfaits moussaillons, ils tiennent la barre de mon esprit.

 Seul face à l’Océan sombre, et aux rares clapotis légers des passants, et entouré de la volupté d’un air frais et nocturne qui glisse sur moi comme une goutte d’eau, je m’enivre.

 Plein de nostalgie et de solitude, une douce mélancolie m’envahit.

 Ermite dans l’obscurité, fuyant les jours comme un meurtrier, je règne sur ma vie, heureux et rêveur!

Le prince de la nuit