Archive pour avril, 2014

La Fin

16 avril, 2014

La folie n’a de limite:

Elle provoque la fin.

Celle-ci débute par une explosion spectaculaire.

Les montagnes bâties par  les hommes s’envolent:

Une pluie pointue et tranchante retombe.

Des morts, beaucoup.

 

Les tremblements suivent,

Arbres déracinés, et Hommes qui volent

N’impressionnent plus

A coté des longues failles

Qui cisaillent le sol

Engloutissant des millénaires d’humanité

 

Des volcans poussent

Ils se multiplient,

Et comme des mauvaises herbes,

Ils semblent se nourrir du

CHAOS

Qui règne en cette scène

 

La lave s’écoule

Elle progresse lentement sur le flanc de ces hautes cheminées,

Bientôt, la ville en sera atteinte,

Et les quelques survivants mourront.

On joue:

On cherche à savoir qui mourra le moins douloureusement

 

On a espoir que l’horreur se limite,

Qu’on soit les seuls touchés

Qu’à Rio, Madrid ou Pékin,

La vie continue,

Et qu’on restera vivant dans la mémoire des autres qui nous  survivront

Avec le souvenir des malheureux qui auront subi l’horreur,

 

Mais l’on se trompe:

La  catastrophe est générale

Voué à l’extinction, l’espèce a atteint

La fin de son règne

Pour les vivants, mais aussi pour les morts dont ils ont devoir de mémoire

C’est l’heure du destin: C’est la Fin

 

Tous fautifs,

Nous mourrons tous,

Le vieillard, qui a vécu isolé dans sa grotte,

Le bourgeois, qui a volé le peuple,

Et le plus riche, depuis longtemps malheureux de son argent,

Tous mourrons coupables d’autodestruction.

                                                   Le Prince de la Nuit

Dans la vieille structure métallique, j’ai trouvé…

14 avril, 2014

Dans la vieille structure métallique, j’ai trouvé une corde.

Blanche comme un linge, elle était belle. Je l’ai prise, et l’ai conservée dans mon univers.

Un beau jour le chien est venu, chevauché par des fourmis, il était enragé. Il a donné l’assaut. J’ai longtemps résisté, je me suis débattu. Il m’a mordu, mais l’essentiel est resté. La bataille fut gagnée, mais la guerre débutait.

Au second jour, la stratégie vacillait: l’ennemi commença à gagner.

Implacable logicien, mon cher Second me trouva esquive pour le troisième jour.

La quatrième fut irréversible, et la défaite sans cesse approcha.

Le cinquième jour c’était fini.

Le sixième, en signant le traité, la blanche dépassa: l’animal fuit, abandonnant ses victoires: nous gagnions par abandon, car:

Dans la vieille structure métallique, j’ai trouvé une corde-

 

     Le Fou

Politesse

13 avril, 2014

Nous y avons été,

Nous l’avons fait,

A deux, l’un sous l’autre,

Gemissant, et hurlant,

Nous l’avons fait

Sommes-nous maintenant plus forts?

Non,

Y avons-nous pris du plaisir?

Je ne sais pas,

Mais le mal est fait, il était:

Nécessaire.

Un autre l’aurait-il fait?

Je ne le sais.

Il aurait peut-être apprécié,

Nous non,

Mais;

C’est pourtant nous,

Nous qui l’avons fait.

 

 

Fou

Longs matins esseulés

12 avril, 2014

 

Dans un grand lit double, je suis seul
Depuis, je vis comme un damné,
Mes souvenirs sont passés sous une meule,
Je vis comme un pestiféré
Alors que mes anciens camarades ont,
Pour la plupart fondé une famille,
Mon chien n’a jamais été que mon seul compagnon,
Jusqu’au jour où un bolide a arraché son essence, ne me laissant qu’un corps sans vie
Seul depuis ce jour, c’est un réel et profond sentiment,
Assez paradoxal,
Mais tout de même assez peu  enviable,
Sentiment vous disais-je auparavant,
Sentiment nostalgique et sympathique
Sentiment d’un étrange bonheur
Rien ne vaut la liberté!
                                                                                              Le prince de la nuit