Solitude journalière

Les voitures coulent continuellement, les piétons se dépêchent.

Reflet de cette agitation, un bruit sourd étouffe Paris.

Dans les mornes ruelles, les murs oppressants empêchent la circulation d’air.

Agitant fièrement quelque morceaux colorés insignifiants de tissus, les blocs d’habitation recouvrent d’ombre la ville.

Moi,

Seul, étouffé, écrasé, secoué et ignoré, je lutte contre le courant, à la recherche d’une tonnelle,

Mais le néant m’a rattrapé puis devancé:

Il n’y a plus, en ce lieu démesuré, un seul coin paisible!

 

Le prince de la nuit

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